2ème tableau :
où le réparateur parle du temps à sa voisine

Ce fut une conversation ordinaire :
un réparateur est réparateur
il convient de le laisser faire
il convient de le laisser dire
il est sensé

lorsque lesdits tombent des cils, on s'y baigne
ça oublie
ça pose la croûte
ça oblitère la mie tendre

ça vous tue,
(mon cher (celui du trou (du dedans

(du saignant ça vous oublie l'engonce
ça ligote le taon qui gigote
ça plombe le ton
ça plie.


Pendant ces temps là, le temps sarrette était un petit temps vivace
qu'on gardait tout au chaud dans la chambre des fonds.
Pour ne pas qu'il s'échappe, on y posait la main dessus
tout en douceur, avec doigté délicatesse
comme on le fait pour le verre des vitres.
Dans la paume, tout au creux, il faisait semblant de dormir
pour nous ôter toute inquiétude Le coeur
battant si régulier ne battait même plus les heures.
monsieur,
les deux aiguilles couchées proprement près de lui
il transformait tout ça en là.





Mais, le corps a ses exigences et ses picotements
juste le temps d'éternuer,
voyez vous,sentez le
qui se crispe
et hop !
le temps suivant...

 
NOTES //il partait, il partait , partait toujours si beau
      //il ne savait pas revenir...
      //et le clavier mangeait ses mots
 

NOTES 2 // allons, allons, février gagne le 17 //